Des seniors seuls testent la vie en habitat connecté

Article paru le 13 septembre 2015, Auteur : Emmanuel Haillot

 

Dans sa jolie maison située rue des Pervenches, Lisette Furcatte apprécie l’été indien. À 92 ans, cette Unionaise y vit seule mais savoure toute même chaque journée qui passe. Chaque recoin du pavillon est le reflet de sa vie, de sa personnalité aussi. Pour rien au monde, elle n’abandonnerait son domicile ! «Plutôt mourir que d’aller en maison de retraite !». On l’aura compris : la solution pour accompagner ses très vieux jours n’est pas celle-ci. En revanche, lui apporter une surveillance à la fois performante, discrète et rassurante pour sa famille, ça, oui. C’est dans cet objectif que la vieille dame (encore très vive ! a accepté de participer à une expérimentation technologique. Pendant plusieurs semaines, tout comme quatre autres personnes âgées vivant chez elles, son domicile a été équipé du système de télésurveillance Telegrafik, inventé et développé par la société éponyme.

La start-up Toulousaine, née il y a deux ans, est soutenue par la Région Midi-Pyrénées, le Laas-CNRS, Orange Fab, Ekito… Elle propose de suivre la vie quotidienne de la vieille dame à travers des capteurs infrarouges connectés par une box GSM. L’ensemble modélise la mobilité avec des algorithmes (!). Plus simplement, l’absence de mouvement ou une anomalie dans leur fréquence est repérée. Cette déviance se transforme en alerte. Exemple : une personne toujours dans son salon au milieu de la nuit est source d’interrogations. Cette présence inhabituelle est alors signalée automatiquement soit à un organisme, soit aux familles qui reçoivent un signal sur leur smartphone via une application spécifique.

Grâce à ce système, Telegrafik a séduit la Métropole toulousaine dans sa démarche «Smart City» visant à construire la ville de demain à travers les nouvelles technologies. Mais elle a surtout trouvé un écho favorable à L’Union, ville particulièrement adaptée aux essais…

15 % de la population a plus de 75 ans

[…]

À la tête de Telegrafik, Carole Zisa-Garat parle déjà de «tests concluants». Elle précise : «On est en plein dans l’aire des objets connectés. Plus besoin d’appuyer sur un bouton en cas de problème. Nous imaginons déjà développer la technique sur des ouvertures de portes. La phase qui suit est la recherche du modèle économique via les professionnels de la téléassistance et les mutuelles. On réfléchit à un abonnement entre 20 et 40 euros. Les personnes ‘’ pilotes ‘’ sont favorables à ce système. Et nous aimerions, bien entendu, convaincre le Conseil départemental que nos installations peuvent accompagner les bracelets d’alerte fournis aujourd’hui aux personnes seules».

La gentille mamie visitée ce jour a en effet le sien. Elle ne rechigne cependant pas être équipée du système Telegrafik qui, dit-elle, «ne se voit pas dans la maison» et «met en confiance» mais à condition, insiste la dame, «qu’il ne lui coûte pas cher». Telegrafik a entendu le message. À elle désormais de tout faire pour transformer l’essai, pourquoi pas à L’Union, mais aussi, comme elle le souhaite «dans l’Hexagone», et «dans la foulée à l’international».

 

Lien vers l’article complet : ici

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *