Objets connectés : enfer ou paradis ?

Article paru le 22 octobre 2015, Auteures : Esther Gagneux, Lucie Blaix

 

La table ronde organisée par Le Monde à l’Opéra Bastille le 27 septembre 2015 avait pour thème « Objets connectés, enfer ou paradis ? »

Pour voir la table ronde : cliquez ici

On entre dans l’ère de la connexion permanente : comment apprivoiser ces fameux objets et services connectés qui vont envahir notre quotidien et le transformer ?

Changer le monde

Un potentiel fort des objets connectés

Dans le domaine de la santé, les objets connectés ont un potentiel énorme, comme explique Carole Zisa-Garat, qui a créé l’entreprise Telegrafik qui propose des services connectés intergénérationnels, pour le maintien à domicile des personnes fragilisées :

« On transforme des données issues de capteurs dans des logements via notre plateforme logiciel d’intelligence artificielle en service d’alerte qui permet à des personnes à leur domicile de faire l’objet d’une vigilance bienveillante. »

On peut savoir par exemple si une personne a bien pris ses médicaments, en plaçant un capteur sur le pilulier.

La difficulté réside dans le traitement des données et la réaction en cas de problèmes : la chaîne de services et l’écosystème qui suivent doivent communiquer parfaitement.

Pour un bon fonctionnement de ces objets connectés, dans tous les secteurs, il y a donc des écosystèmes à construire : les données devront être échangées entre les villes, entre les citoyens, entre les professionnels, etc.

[…]

La nécessité de plateformes communes

Carole Zisa-Garat exprime le besoin de « pouvoir s’appuyer sur des plateformes avec des protocoles unifiés, qui fassent qu’on n’ait pas à redévelopper forcément une interface avec chaque plateforme puisque chaque commune commence à créer sa propre plateforme. »

Les objets connectés doivent pouvoir communiquer entre eux par le biais de ces plateformes communes.

C’est donc ici un gros enjeu technique qu’il s’agit d’aborder, en « gagnant la bataille des normes techniques » expliquée par la Secrétaire d’État au numérique.

Les acteurs des objets connectés doivent donc rassurer le public sur ses réticences, mais aussi créer un arsenal permettant une communication entre les différents objets, et une véritable protection des données

 

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